Ode au pain

So, I know I’ve expounded on the wonders of French bread before on this blog, but today in one of my classes I had to write a short essay about a cultural cliche, and I wrote about what I know…..bread. I thought I’d share it, just for kicks, and so you can see what kind of puzzling but fun work I sometimes do in my classes here. I’ve included both the original French version and an English translation at the bottom.

Ode au Pain

Quand j’ai décidé de passer un semestre en France, je pensais que j’étais sur le point d’embarquer sur un voyage gastronomique. Selon tous les films et livres aux États-Unis, la France est le meilleur pays au monde pour la haute cuisine. Je rêvais des steak-frites, les escargots, les souffles, et le vin, et tous sans peur de grossir parce que tout le monde connait que les français sont minces et chics.

En fait, quand je me suis arrivée en France, j’ai échangé le cliché de mes rêves pour un autre cliché plus réaliste : le pain. Il me semble maintenant que la cuisine française n’est que le pain : le pain et la confiture pour le petit-déjeuner, un sandwich sur le pain pour le déjeuner, le pain tout seul sans aucune raison dans l’après-midi, et le pain avec soit la soupe soit la viande pour le diner. Et après le diner, le pain et le fromage pour le dessert.

Pendant les premiers jours de mon séjour, j’ai essayé de résister la tentation du pain. J’ai évité les boulangeries et l’odeur du pain frais, et j’ai cherché des choses familières : les pommes, les smoothies. Mais il est impossible de survivre en France avec des pommes et des smoothies. Le pain est la nourriture du peuple. Et comment est-ce que je pourrais refuser la simplicité des hydrates de carbones si satisfaisant, dans la forme pure d’une baguette, pour 90 centimes ?

Alors, je suis maintenant en France depuis 2 mois et j’ai abandonné mes rêves de la haute cuisine. Bien sûr, la haute cuisine existe en France, mais pas pour les étudiants étrangers qui ont dépensé tout leur argent dans le rêve d’un voyage gastronomique. Pour nous, c’est le pain.

Ode to Bread

When I decided to spend a semester in France, I thought that I was about to embark on a gastronomic journey. According to every film and book in the US, France has the best cuisine in the world. I dreamed of steak-frites, escargots, souffles, and wine, and all without fear of gaining weight, because everyone knows the French are trim and chic.

In fact, when I arrived in France, I traded the cliché I had dreamed of for a more realistic one: bread. It seems to me now that French cuisine is nothing but bread: bread and jam for breakfast, a sandwich on bread for lunch, bread all by itself for no reason at all during the afternoon, and bread with soup or meat for dinner. Oh, and bread and cheese for dessert.

In the first few days of my stay in France, I tried to resist the siren call of bread. I avoided bakeries and the smell of fresh bread, and sought out familiar things: apples, smoothies. But it is impossible to survive in France on apples and smoothies. Bread is the sustenance of the people. And how could I refuse the simplicity of such satisfying carbohydrates—in its purest form, the baguette— for 90 cents?

I’ve been in France for 2 months now and I’ve abandoned my dreams of haute cuisine. Of course, haute cuisine exists in France, but not for foreign exchange students who spent all their money on the dream of a gastronomic journey. For us, there is bread.